Comment les dissidents soviétiques ont mis fin à 70 ans de fake news

Fact-checking et objectivation de l’information pour contrer les fake news et l’intox, les hoax, voire la manipulation assumée des faits et de la vérité par des politiques : cela ne vous rappelle-t-il rien dans l’histoire du vingtième siècle occidental ?

Nous vous invitons à lire ci-après une tribune de Gal Beckerman parue récemment dans le New York Times. Beckerman y établit que la publication par des dissidents des samizdat, ces écrits auto-édités et diffusés clandestinement  sur les violations des droits en URSS, ont constitué un contre-courant puissant pour démonter la « vérité » officielle et la propagande de l’Union soviétique. Leurs auteurs opéraient selon un mode clinique et dépassionné, pour reprendre les termes de Beckerman, qui résonne aujourd’hui avec les efforts de la presse américaine pour renouer avec une valeur fondamentale du journalisme qu’est la recherche de la vérité.

Beckerman revient notamment sur le samizdat le plus célèbre de l’URSS de Brejnev : les Chroniques des événements en cours qui de 1968 à 1982 ont couvert les procès et les condamnations d’opposants politiques et diffusé lettres, enquêtes, entretiens (pour une transcription en anglais de ces Chroniques, augmentée d’un travail d’édition précis, voir ici).

How Soviet Dissidents Ended 70 Years of Fake News

par Gal Beckerman, journaliste et auteur de When they come for us, we’ll be gone (sur les Juifs d’Union soviétique), paru en 2010 che Houghton Mifflin.

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